Association loi 1901 à but non lucratif

La vie religieuse


La Confrérie de la Miséricorde
Une chapelle était importante pour les habitants de MASSOINS. Il s'agit de la chapelle de la Confrérie de la Miséricorde qui, il y a lieu de le penser, ne faisait pas partie de l'église paroissiale, mais relevait des Pénitents Noirs, confrérie affiliée à celle de NICE instituée en 1422. Elle a occupé partiellement l'emplacement du château, se dressant sur les ruines. Le vieux sanctuaire seigneurial fut utilisé et restauré et elle fut érigée en 1743. Si l'érection d'une telle chapelle ne présentait pas un caractère exceptionnel puisque toutes les villes de moyenne importance pouvaient s'enorgueillir d'en avoir une, elle signifiait simplement que le lieu était le siège d'une vie religieuse importante ce qui, pour un village de 300 habitants était, même à l'époque assez rare.  
 
La congrégation disposait de deux prieurs, deux sacristains, quatre chantres, un secrétaires, un trésorier, tous élus et qui avaient des attributions bien définies. Cette association à but charitable était très prisée à MASSOINS et tout habitant du village, dès qu'il avait une position en vue, se devait d'être élu à l'un ou l'autre des postes de confiance de la congrégation. Une de ses missions était de conduire les défunts jusqu'à leur dernière demeure. Les femmes n'échappaient pas à cet engouement pour cette congrégation puisque bien n'ayant pas été prévue aux statuts, l'élection de prieures avait lieu chaque année. La congrégation ne devait se maintenir à MASSOINS au delà de la seconde moitié du XIXe siècle. La chapelle tomba en ruines au début du XXe siècle.  


Le site de la Casette
Ce lieu est exceptionnel du fait de son passé, de son emplacement en surplomb et du paysage magnifique qu'il permet de découvrir. Sur ce lieu, se trouvent les vestiges du château féodal et de la chapelle de la Confrérie de la Miséricorde. Les cartes postales Gilletta nous rappellent avec bonheur ces signes de l'histoire. 
 
La chapelle de la Confrérie de la Miséricorde fut nommée " la Casette " car derrière le maître-autel, se trouvait une petite salle formée par le donjon que les Grimaldi délaissèrent pour une construction, bâtie aux abords de la grande place où s'élève maintenant l'église paroissiale.  
 
Sur cette plate-forme surplombant MASSOINS, perdue sous le lierre, persiste une petite salle, entre des murs très épais de plus d'un mètre. On distingue, à moitié ensevelies dans les effondrements, deux meurtrières d'un travail très ancien. La chapelle devait s'étendre plus au sud, sur 15 mètres de long, peut-être, et 6 de large. Cette chapelle était en ruine aux alentours de 1900. 
 
Depuis le 19 avril 2011, le drapeau de MASSOINS flotte sur le site de la Casette.


L'église
L'église est relevée dans des documents historiques en 1376. A cette époque, elle appartenait aux abbayes de Lérins et de Saint-Pons, mais aussi aux Templiers. Dédiée à Saint-Martin, elle était au départ une chapelle qui a été élargie au XVIIe siècle grâce aux largesses d'un enfant du pays Ludovic DEMICHELIS, qui devenu prélat à Rome, n'oublia jamais son village natal. Un buste dans l'église lui rend hommage.  La construction de la paroissiale a été achevée en 1669. Elle a été consacrée le 30 août 1729 par Monseigneur RECROSIO et celui-ci a institué l'anniversaire de cette consécration chaque année le 4 octobre (voir inscription en latin dans la sacristie). Elle a été remaniée à plusieurs reprises, notamment en 1816.L'église Saint-Martin de Massoins a été remaniée à plusieurs reprises, notamment en 1816. Un clocher carré, coiffé d'un petit dôme et ajouré par 4 ouvertures dans sa partie supérieure, lui est accolé. Sa porte a été restaurée. Les ogives du XVe siècle abritent des fresques et des tableaux du XVIIIe siècle. La peinture de la voûte de l'église Saint-Martin de Massoins associe Saint-Martin, le bienheureux Amédée de Savoie et un saint évêque.


Les chapelles extérieures 
La chapelle Saint-Sébastien
Une chapelle sur la route conduisant à Villars a été dédiée à Saint-Sébastien, entre 1467 et 1524. Saint-Sébastien était censé arrêter la peste venant de Villars. En 1838, cette chapelle était la seule décente où l'on dit deux messes basses et une chantée le 20 janvier. A 397 mètres d'altitude, la chapelle est au sommet d'une butte et se dresse en évidence sur son rocher d'où l'on découvre MASSOINS. Son avant-porche, au socle dallé de pierres, largement ouvert, remplissait un rôle secourable pour l'abri comme pour la prière.  
 
Elle a été restaurée par la Municipalité et est entretenue et décorée par des particuliers. Un grand tableau de Saint-Sébastien accompagné de Saint-Roch domine l'autel ventru. Au plafond, une colombe en stuc les contemple. Une procession a lieu une fois par an au départ de la place du village et la messe se tient sous le porche.  
 
La chapelle Sainte-Anne
Au Mal-Bosquet, aux confins de MASSOINS et de TOURNEFORT, a été construite en 1790 et reconstruite en 1838. ELLe a longtemps été abandonnée. Il est possible que le mouvement protestant qui s'est implanté au village ait pu contribuer à cette désaffection du culte de la mère de la Vierge. En effet, en 1906, existait à MASSOINS une salle évangélique appartement au culte réformé. La chapelle Sainte-Anne est située parmi les bois de pins, curieusement orientée, nord-ouest-nord, sur la route de Tournefort. L'endroit est isolé, quelque peu sauvage dans le quartier du Mal-Bosquet. De ce point, on voit bien à l'est les ruines du Vieux Tournefort. Un toit et une antique génoise protègent l'intérieur très sombre, avec une voute ogivale. L'autel est ventru, tel celui de Saint-Sébastien. 
 
Cette chapelle a été restaurée par la Municipalité et est également entretenue et décorée par des particuliers. Une messe annuelle a lieu en septembre sous les pins. 
 
  
La chapelle Sainte-Claire 
Aux confins de MASSOINS et de Villars, au quartier de la Salette, subsistent les ruines de la Chapelle Sainte-Claire. L'eau du vallon proche était réputée pour guérir les maladies des yeux si on se lavait à la source voisine.