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Un peu d'histoire


MASSOINS est mentionné dès 1040
MASSOINS est mentionné dès 1040. Ce fut une communauté importante du haut-pays, clef de voûte stratégique de cette région du Comté de Beuil qui s'appelait d'ailleurs le Val de Massoins et dont l'église appartenait partie aux Templiers, partie au Monastère de Saint-Pons, puis à Lérins. Son premier prêtre connu en 1206 se nommait Petrus. En 1252, dans l'enquête mandatée par Charles 1er, frère du roi Saint-Louis, il est mentionné "in castro superiori et de castro inferioris MASSOINS".

Deux châteaux ont été source deux habitats : le MASSOINS supérieur situé aux confins de l'actuelle commune de VILLARS et un autre habitat fortifié, le MASSOINS Inférieur, situé aux abords du château fortifié. En effet, au Moyen-Age, les habitants ont transporté leurs habitations, en contrebas du château fortifié, dans un petit cirque, le Massoins inférieur, qui est à l'origine de l'actuelle commune. Ce site verdoyant est à l'abri des vents du Nord, dans une couronne de montagnes et bien dissimulé aux regards. Les eaux étaient abondantes. L'église est mentionnée en 1376 ; elle est dédiée à Saint-Martin. Par la suite, la dénomination Massoins Supérieur disparaît et Massoins Inférieur devient Massoins tout court. Il ne reste pas de trace du MASSOINS supérieur. 

Après la destruction du château féodal en 1412, le 17 juin 1422, Amédée VIII rétrocède Massoins, Malaussène et Villars à Louis Grimaldi, contre une rente de 300 florins, qui lui avait été assignée sur la gabelle de Nice. Mais les habitants de MASSOINS étaient lassés de toutes ces occupations. La porte du XVe siècle toujours en place fut le témoin d'un acte de rébellion des Massoinencs contre les Grimaldi, le 8 mars 1446. Ils s'opposèrent violemment à la prise des lieux mais ce fut en vain. 
 
Porte du XVème siècle, entrée initiale du village qui partait de la fontaine médiévale et arrive à la place du Valat

En 15276 - 1527 le seigneur du lieu, René, et son frère Jean-Baptiste, seigneur d'Ascros, en conflit avec Honoré Laugier, des Ferres, assiègent ce dernier qui s'est réfugié dans son château de Gilette. Ils incendient La Roquette et Levens. Condamnés pour ces exactions, les deux frères s'enfuient en France. Ils sont pardonnés deux ans plus tard et rétablis dans leur fief par le duc de Savoie. 

La seigneurie a appartenu aux Grimaldi de Beuil jusqu'en 1621. Après la déroute d'Annibal de Beuil, le fief fut inféodé en août 1622 aux Caissoti en faveur desquels il est érigé en Comté, puis succédèrent les Cagnoli et les Corniglion. Après divers démêlés avec les autorités ecclésiastiques, les droits de Massoins furent reconnus. Le village, pieux jusqu'à la bigoterie, reçut en septembre 1715, une Mission pédicatrice, fougueuse en la piété traditionnelle des fils de Loyola, visant à propager la foi, et dont le portrait d'Ignace qu'ils offrirent perpétue le souvenir dans l'église. 


En 1746, le village est pillé par les Gallispans et, en 1792, occupé par les français jusqu'en 1814, où le village retournera au Piémont jusqu'en 1860, date de l'annexion du pays de Nice à la France.

La situation méridionale du territoire, à l'abri des vents du nord, et sa nature presque entièrement calcaire et sulfureuse, ont favorisé spécialement les produits viticoles. MASSOINS n'était jadis qu'un petit hameau mais les bonnes récoltes et la qualité du vin ont enrichi le village qui, en quelques années, devint une bourgade populeuse et commerçante. L'établissement d'un grand marché pour la vente et l'exportation des vins dans les vallées environnantes lui procura des bénéfices importants. Joseph Bonifassi, en 1828, classe le vin comme étant le premier des produits de Massoins. Le Petit Niçois, dans son édition du 23 juin 1909, cite le "vin bon et abondant"' de MASSOINS, justifiant également l'étymologie de MASSE-VOINS, abondance de vins.
 
En 1838, MASSOINS comptait 307 habitants et a été rattaché à la France avec le Comté de NICE en 1860.

Le blason
MASSOINS a pour armes celles de Beuil mais l'étoile à seize rais d'or est chargée d'une rose de gueules évoquant la dévotion à Notre-Dame du Rosaire